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AFFAIRE ALEGRE SUITE. DOMINIQUE PERBEN FACE A LA MORT NON ELUCIDEE D’UN DE SES MAGISTRATS

lundi 27 juin 2005 , proposé par LesOgres.Org





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Affaire des juges Roches et Borrel

AFFAIRE ALEGRE SUITE. DOMINIQUE PERBEN FACE A LA MORT NON ELUCIDEE D'UN DE SES MAGISTRATS

 

Après les déclarations du ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, visant à «nettoyer» les quartiers de la Courneuve et de Perpignan, puis à faire «payer» les juges, Les Ogres reviennent sur la suite des entretiens donnés par les enfants du juge Roche, mort dans des circonstances mystérieuses qui devraient interpeller les Autorités françaises.
Suite à une deuxième entrevue avec les enfants ROCHE à la Main d'Or, théatre de DIEUDONNE, un certain nombre d'éléments nouveaux se sont fait jour. Nous vous les dévoilons en exclusivité.
.

 

Nous vous présentons un tableau comparatif des différents aspects et des circonstances entourant les disparitions respectives des magistrats français Roche et Borrel

 

Dominique Perben (juin 2004)

le Juge Pierre Roche

Les enfants Roche, Diane et Charles-Louis

 

 

Critères

Disparition de Pierre ROCHE

Disparition de Bernard BORREL

Grade de la victime :

Président de Chambre de Cour d'Appel, ayant démarré sa carrière à Toulouse (1972-1979).

 

Juge toulousain

Statut au moment de la mort :

Pierre Roche était un magistrat français, mort alors qu'il était encore en exercice sur le territoire français.

 

Bernard Borrel n'exerçait plus son métier en France. Il était détaché auprès du gouvernement Djiboutien en tant que « Conseiller technique ».

 

La victime dérangeait :

Pris de panique suite à la publication dans la presse des photos compromettantes de sa seconde femme, le Juge Roche était devenu un magistrat controversé et hors de contrôle. Il menaçait de commettre des extravagances, lesquelles n'auraient pas été réparables par la suite. Cela lui aurait valu des garanties écrites d'impunité de la part du Garde des Sceaux, Dominique Perben, pour le calmer dans un premier temps.

Etant par ailleurs impliqué dans divers dossiers douteux, dont un certain nombre avait défrayé la chronique (affaires Alègre ou Benguerrah), Pierre Roche aurait eu les moyens d'obtenir un soutien immédiat de M. Perben, Ministre de la Justice du Gouvernement Raffarin II.

Enfin, peu de temps avant sa mort, le Juge Roche a passé toute une nuit à brûler des documents et photos qu'il s'était antérieurement ménagé, ainsi que le confirment ses enfants Charles-Louis et Diane.

 

 

Le Juge Borrel mettait en péril les relations entre la France et Djibouti car il enquêtait sur les responsabilités et la participation de l'actuel président de Djibouti, M. Guelleh, sur l'attentat du « café de Paris », à l'époque où il était chef des services secrets djiboutiens.

Crémation des corps :

Le cadavre du Juge Roche a été hâtivement incinéré à l'insu de ses enfants. Cela les a conduits à demander naturellement une autopsie pour déterminer les causes de la mort de leur père. L'incinération qui a lieu le jour des obsèques, s'est déroulée hors des conditions légales et réglementaires qui encadrent l'organisation et la crémation des cadavres.

 

En octobre 1995 le cadavre du Juge Borrel est retrouvé calciné au bas d'une pente, à quelques km de Djibouti et en avril 2000 les autorités françaises concluent à un suicide

Degré de collaboration des autorités judiciaires françaises :

Plus de 2 ans et demi après le décès du magistrat, c'est le mutisme le plus total de la part des différentes autorités - tant politiques que judiciaires.

Et cela, malgré une saisine de l'ancien Garde des Sceaux, Dominique Perben, pour mort suspecte, par une lettre ouverte des 2 enfants du défunt magistrat. Malgré aussi l'intervention de 15 parlementaires et malgré la question écrite posée par le député Maxime Gremetz et publiée au journal officiel, il n'y a toujours pas de réponse aux circonstances ayant causé la mort du Juge Roche.

 

Après une première enquête bâclée et la déclassification de documents classés «secret de la Défense nationale», les autorités viennent d'ouvrir une nouvelle instruction.

Essaie t-on d'élucider cette disparition :

Sans même parler de tentative d'élucider les circonstances de la disparition du Juge Roche, il n'est pour l'instant, pas question pour les autorités françaises d'ouvrir une information judiciaire ni de démarrer une enquête autour de cette mort suspecte d'un magistrat en exercice.

Alors que la première enquête avait conclu à un suicide, la Juge Sophie Clément a obtenu une déclassification de documents classés «secret de la Défense nationale» en mars 2004 et Le bâtonnier de Djibouti fut entendu sur une éventuelle subornation de témoins en Octobre 2004.

En mars 2005, Le Président djiboutien, en visite à Paris, a refusé d'être entendu par les juges français, en tant que témoin.

 

Liens avec Djibouti :

Le fils de la seconde femme du Juge Roche est membre des commandos marines appartenant aux « Forces Spéciales » de la Marine française, basés à Djibouti.

Rappelons que ce pays abrite une grande station d'écoutes française et la plus importante base militaire à l'étranger, forte de près de 3.000 hommes.

 

Borrel était officiellement coopérant français et son décès, survenu à Djibouti, serait lié à des enquêtes qu'il menait et qui mettent en péril les relations franco-djiboutiennes.

 

Ismaël Omar Guelleh et Jacques Chirac (mars-2005)

 

Décidemment au royaume de la Françafrique entre copains et coquins, il se passe de bien curieuses missions de coopération.

Affaire à suivre...

 


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Synoptique du forum

  • fil 1/3 : Visiteur Euthanasie du système de corruption maçonnique de la magistrature française
  • fil 2/3 : Mintus > AFFAIRE ALEGRE SUITE. DOMINIQUE PERBEN FACE A LA MORT NON ELUCIDEE D’UN DE SES MAGISTRATS
  • fil 3/3 : Visiteur > AFFAIRE ALEGRE SUITE. DOMINIQUE PERBEN FACE A LA MORT NON ELUCIDEE D’UN DE SES MAGISTRATS



  • [^] fil: Euthanasie du système de corruption maçonnique de la magistrature française
    14 mars 2006 , par Visiteur

    Les magistrats ouvrent les portes des palais le mardi 14 mars : merci à toutes leurs victimes de se mobiliser pour leur remettre en mains propres le texte ci-joint.

    Aux lecteurs de Politique de Vie, copie aux parlementaires.

    Selon l’agence Reuters (article) ou La Tribune du 6 mars (article)

    Les magistrats français, sans doute fort inquiets des suites de l’affaire Outreau, invitent le mardi 14 mars "les députés et la population pour un débat public sur le système judiciaire".

    Cet engagement des syndicats de la magistrature est une opportunité exceptionnelle pour toutes les victimes des violences judiciaires de se faire entendre.

    Je les invite donc à se rendre en nombre dans tous les tribunaux français et à distribuer le plus largement possible, tant aux magistrats qu’au public le texte ci-joint, également publié sur le site de Politique de Vie.

    Voir : Euthanasie du système de corruption maçonnique de la magistrature française

    Pour mémoire, une soixantaine de correspondants de Politique de Vie se sont chargés depuis quelques semaines de faire parvenir ce texte par la poste aux magistrats de l’ordre judiciaire. J’ai encore besoin d’une dizaine de volontaires pour terminer cette action exceptionnelle. Merci de votre soutien actif.

    Voir : Opération Étoiles - Collectif de Défense des Citoyens contre la Corruption Judiciaire

    Très cordialement,

    Christian Cotten - Politique de Vie , le 13 mars

    [^] fil: > AFFAIRE ALEGRE SUITE. DOMINIQUE PERBEN FACE A LA MORT NON ELUCIDEE D’UN DE SES MAGISTRATS
    27 juin 2005 , par Mintus
    Quand il s’agit de condamner Dieudonné avant meme de l’avoir jugé,on l’entend ce Perben,tout puissant et très sure de lui.Ces enfants ont le droit de savoir ce qui est arrivé à leur père,et là notre garde des sceaux et baignoires est muet.Je vous souhaite(aux enfants Roche)beacoup de courage,car vous sachant déterminés d’aller jusq’au bout,ces tyrans se croiront bientot permis de vous demander des comptes meme si c’est à eux de vous en fournir.Craignos non ?

    [^] fil: > AFFAIRE ALEGRE SUITE. DOMINIQUE PERBEN FACE A LA MORT NON ELUCIDEE D’UN DE SES MAGISTRATS
    27 juin 2005 , par Visiteur
    le juge borell

    Affaire Borrel : le tournant

    Après sept ans d’enquête, la justice française effectue un virage à 180 degrés sur le dossier Borrel. Ce juge français, retrouvé mort en 1995 au pied d’une falaise de Djibouti, n’est pas un « suicidé » pour le cinquième magistrat instructeur. Plusieurs témoins ont déjà étayé la thèse de l’assassinat, défendue par la veuve du magistrat. Dernier en date : Ali Iftin, l’ancien patron de la garde présidentielle. Nous l’avons rencontré à Bruxelles.

    Six mois d’exil et déjà sa terre natale lui manque. Sous sa veste en cuir, Ali Abdillahi Iftin abrite l’amertume d’un homme écœuré par les dérives d’un régime où règne l’arbitraire. Ce commandant de gendarmerie était le responsable de la garde présidentielle d’Ismaël Omar Guelleh. Pendant des années, il a servi avec loyauté son président. Au printemps dernier, sentant que la pression devenait trop forte, il a fui son pays par les montagnes, comme d’autres avant lui. Direction : Addis-Abeba, puis Bruxelles, car Paris lui refuse le visa de réfugié politique qu’il demande. La Seine, il l’a finalement aperçu la semaine dernière, en se rendant dans le cabinet d’instruction du juge Sophie Clément au Palais de justice de Paris.

    Par devoir, et « surtout pour Madame Borrel et ses enfants », il a raconté sa part de vérité sur cette affaire devenue une affaire d’Etat. Et de commencer par son faux témoignage. Fin 1999, lorsque les autorités djiboutiennes apprennent que l’ancien lieutenant de la garde présidentielle, Mohamed Saleh Alhoumekani, va dire publiquement ce qu’il sait de l’affaire, le patron des services de renseignements préparent une contre-offensive. « L’objectif, explique Ali Iftin, est alors de décrédibiliser le témoignage d’Alhoumekani. Hassan Saïd, le patron des services de renseignements, me présente un texte que je dois recopier, puis signer ». Menaces à l’appui : « Si je ne le fais pas, moi ou ma famille auront à en subir les conséquences ». Dans cette lettre, Alhoumekani est présenté comme un mauvais sujet, instrument d’une vaste « machination » menée par certains milieux français (l’avocat Arnaud Montebourg est cité) et djiboutiens, dont le but est de déstabiliser le régime en place. « J’ai hésité, dit Iftin, et puis j’ai signé ». En droit, cela s’appelle de la subornation de témoin. Mais ce n’est pas tout : Ali Iftin révèle aussi que quelques semaines avant la mort du magistrat, il saisit la fin d’une conversation entre Hassan Saïd et Ismaël Omar Guelleh, l’actuel chef de l’État et à l’époque chef de cabinet du président Hassan Gouled Aptidon. Il est question d’un « juge français qui se mêle d’affaires qui ne le regardent pas. Il ferait mieux de s’occuper de ses problèmes », mais attention, précise Iftin, « personne n’évoque alors une élimination physique ». Revenons maintenant aux faits.

    19 octobre 1995 : Bernard Borrel, magistrat détaché au titre de la Coopération, est retrouvé en position fœtale, entre deux pierres en bas d’une falaise. Sans vie, le haut du corps brûlé à l’essence, les jambes et les pieds intacts. Version officielle : suicide. Officielle, puisqu’elle s’étale, comme l’ont révélé nos confrères de Canal+, dans un télégramme diplomatique envoyé à Paris par le chef de mission de la Coopération. Ancien officier de gendarmerie, Jean-Jacques Moulines écrit : « Bernard Borrel a mis fin à ses jours ». L’enquête n’a pas encore commencé. Dans les jours suivants, on présente cet homme de 39 ans, père de deux enfants, comme quelqu’un de « déprimé ». Preuve de la thèse officielle : le briquet retrouvé entre les rochers, puisqu’il a dû faire plusieurs mètres dans son agonie. Élisabeth Borrel rentre en France et enterre son mari. Aucune autopsie n’est réalisée.

    Plus tard, les radiographies des poumons, réalisées à l’hôpital militaire français de Djibouti, disparaissent du dossier médical. En 1996, une expertise privée, réalisée par le Professeur Lazarini, légiste renommé, décortique l’impossibilité de la mort par carbonisation, en raison de l’absence de suie dans les bronches et de produits de combustion dans les poumons. Conclusion : le corps ne peut donc avoir été brûlé du « vivant du sujet ». Instruit à Toulouse, le dossier est « dépaysé » à Paris, repris par les juges Marie-Paule Moracchini et Roger le Loire, eux-mêmes dessaisis au profit du juge Jean-Baptiste Parlos.

    Le juge fouineur est mort

    Face aux incohérences du dossier, le juge Parlos diligente une batterie d’expertises. Il fait appel à trois scientifiques, légistes et anthropologue, pour examiner à nouveau le corps de Bernard Borrel. En juin dernier, il est exhumé pour la seconde fois au cimetière de Frouzins, près de Toulouse. Après six mois de travail, les expertises ont été communiquées au juge et à la partie civile. L’avocat d’Elisabeth Borrel s’est décidé à les rendre publique. « Toutes ces expertises concordent dans le sens de l’intervention de tiers, explique Olivier Morice, que la piste du suicide n’est pas possible, n’est pas plausible et que par conséquent, il faut retenir, de plus en plus, la thèse de l’assassinat ».

    Concrètement, les experts ont relevé une fracture du cubitus du bras, « fracture de défense » dit le rapport, ainsi qu’une fracture de la boîte crânienne. Et le rapport d’élaborer un scénario : Bernard Borrel aurait été agressé, il se protège avec le bras et reçoit un coup sur la tête. Puis, alors qu’il est inconscient ou déjà mort, ses agresseurs lui brûlent le haut du corps. Ce dernier détail avait déjà été mis en lumière par l’analyse du Pr Lazarini. Si elle reste hypothétique, cette version permet de remettre en perspective les propos d’Alhoumekani.

    En effet, dans les heures qui suivent la découverte du corps de Bernard Borrel par une patrouille de la prévôté -la gendarmerie de l’armée française- le lieutenant assiste médusé à un étrange conciliabule, dans les jardins de la présidence. Il y a là Ismaël Omar Guelleh, le chef de cabinet, Hassan Said, le chef des services et le patron de la gendarmerie, le colonel Mahdi, ainsi que deux étrangers. Mais aussi deux individus soupçonnés d’avoir exécuté des attentats anti-français : Adouani, un Tunisien et Awalleh Guelleh, un homme qui, normalement, devrait être derrière les barreaux de la prison de Gabode. Ce dernier dit : « ça y est, le juge fouineur est mort ». Question d’IOG : « le travail a été fait correctement ? » Réponse de l’un des deux étrangers : « pas de trace, mais il faut demander au colonel de récupérer la main courante » (le registre tenu par des militaires à un point de contrôle où est passé Bernard Borrel). Le colonel Mahdi : « c’est fait ». A Djibouti, cette version a toujours été qualifiée de mensongère, Alhoumekani n’étant qu’un affabulateur. Une défense qui pourrait bientôt changer.

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