La B.... des noirs est responsable de la famille en Afrique
Retour sur les propos spirituels de Pascal Sevran.
Sans vouloir faire passer le Pascal Sevran pour un homme d’esprit , nous nous proposons d’analyser ces propos.
D’abord un bref rappel des faits :
Une phrase écrite par Pascal Sevran dans son dernier ouvrage, Le privilège des Jonquilles, défraye la chronique en France.
L’animateur de télévision français a en effet écrit que « la bite des noirs est responsable de la famine en Afrique ». Il a maintenu ses propos dans une interview accordée à un journal régional.
En plus de cette formule, publiée dans Le privilège des Jonquilles, en janvier dernier chez Albin Michel, l’animateur de télévision ajoutait : « Les coupables sont facilement identifiables, ils signent leurs crimes en copulant à tout va (...), ils peuvent continuer parce que ça les amuse, personne n’osera leur reprocher cela, qui est aussi un crime contre l’humanité : faire des enfants, le seul crime contre l’humanité impuni. On enverra même de l’argent pour qu’ils puissent continuer à répandre, à semer la mort ».
Loin de s’excuser, le présentateur de l’émission dominicale "Chanter la vie", persiste et signe. « Et alors ? C’est la vérité ! L’Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que leurs parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire. Il faudrait stériliser la moitié de la planète ! »
Interrogé par la radio Europe 1, Pascal Sevran lance : « Je n’ai pas de comptes à rendre, ni à vous ni à personne. Je dis ce que je veux et j’écris ce que je veux ! Me considérer comme un néo-nazi est une belle connerie ». Le directeur des antennes de France Télévisions, son employeur, a expliqué à Europe 1 que la chaîne refuse de décerner « les bons et les mauvais points à ses animateurs » et qu’elle ne souhaitait donc pas « commenter le commentaire de Pascal Sevran ».
L’objet de mon analyse est de montrer que des propos identiques ont déjà été tenus dans l’histoire occidentale par un occidental à une époque antérieur contre des occidentaux eux-mêmes dans un contexte de lutte des classes exacerbée..
Thomas Robert Malthus (né le 14 février 1766- mort le 23 décembre 1834) est un pasteur anglican et un économiste britannique de l’École classique. Il est connu surtout pour ses travaux sur le problème des rapports entre la population et la production.
Le malthusianisme est une politique prônant la restriction démographique, inspirée par les travaux de l’économiste britannique Thomas Malthus (1766-1834). Le terme est utilisé pour la première fois par Pierre Joseph Proudhon en 1849.
A l’origine doctrine hostile à l’accroissement de la population d’un territoire ou d’un État, et préconisant la restriction volontaire de la natalité, le mot "malthusianisme" désigne aussi par extension toute attitude craintive devant la vie et le développement.
En 1798, il publie sans nom d’auteur : "Essay on the principle of population...", qui connaît un immense succès et déclenche de nombreuses polémiques.
1) La théorie de Malthus s’énonce en trois propositions
1. « Lorsque la population n’est arrêtée par aucun obstacle, elle double tous les vingt-cinq ans, et croît selon une progression géométrique » (Essai sur le principe de population, chap. 1J. C’est la « loi de la population » ; celle-ci connaît une croissance exponentielle, en suivant la formule des intérêts composés(par exemple : 1, 2, 4, 8, 16, 32, ...).
2. « Les moyens de subsistance, dans les conditions les plus favorables à la production, ne peuvent jamais augmenter à un rythme plus rapide que celui qui résulte d’une progression arithmétique. » (1, 2, 3, 4, 5, 6, ...).. .C’est une croissance linéaire, plus lente que l’exponentielle.
3. En conséquence, la ration alimentaire par habitant diminue, et tôt ou tard devient inférieure au minimum vital, c’est la famine.
Le pessimisme de Malthus s’explique par la « loi des rendements décroissants :
pour la plupart des économistes classiques, le rendement de la terre diminue au fur et à mesure qu’augmente le nombre des agriculteurs qui l’exploitent.
Le partage des ressources ne fait qu’encourager la natalité et retarder l’échéance de la famine qui touchera tous les convives du « banquet de la nature » (Malthus luttait contre les lois sur les pauvres contraignant les paroisses à entretenir les gens sans ressources).
Conclusion de Malthus
Il faut donc « ne pas mettre au monde des enfants si l’on n’est pas en état de les nourrir » (Malthus, op. cit., chap. 17)
L’avortement et toute pratique contraceptive artificielle étant criminelles aux yeux du pasteur Malthus ; la seule solution admissible est la « contrainte morale », c’est-àdire l’abstinence sexuelle.
Et ceux qui sont dans l’indigence, ne doivent pas même fonder une famille.
Le livre de Malthus était dirigé contre le prolétariat anglais, et Malthus dit en gros dans son livre, que si les ouvriers sont pauvres et malheureux, ce n’est pas à cause des capitalistes qui les exploitent (voir germinal) mais c’est parce qu’ils ont des familles trop importantes par rapport aux ressources dont ils disposent , autrement dit il faut que les ouvriers cessent de faire des enfants.
Malthus conclue son livre en citant sa célèbre phrase : « au grand banquet de la nature, il n’y a pas de couvert vacant pour le pauvre ».
On accusa aussi Malthus d’avoir demandé que les misérables fussent sacrifiés. Ce reproche est fondé sur un passage célèbre de la première édition :
« Un homme qui est né dans un monde déjà possédé, s’il ne peut obtenir de ses parents la subsistance qu’il peut justement leur demander, et si la société n’a pas besoin de son travail, n’a aucun droit de réclamer la plus petite portion de nourriture et, en fait, il est de trop. Au grand banquet de la nature, il n’y a pas de couvert vacant pour lui. Elle lui commande de s’en aller, et elle mettra elle-même promptement ses ordres à exécution, s’il ne peut recourir à la compassion de quelques uns des convives du banquet. Si ces convives se serrent et lui font place, d’autres intrus se présentent immédiatement, demandant la même faveur. Le bruit qu’il existe des aliments pour tous ceux qui arrivent remplit la salle de nombreux réclamants. L’ordre et l’harmonie des festins sont troublés, l’abondance qui régnait auparavant se change en disette, et le bonheur des convives est détruit par le spectacle de la misère et de la gêne qui règnent dans toutes les parties de la salle, et par la clameur importune de ceux qui sont justement furieux de ne pas trouver les aliments sur lesquels on leur avait appris à compter. Les convives reconnaissent trop tard l’erreur qu’ils ont commise en contrecarrant les ordres stricts à l’égard des intrus, donnés par la grande maîtresse du banquet..."
afin de débarrasser la société des misérables qui vivent sur elle en parasites, il était l’adversaire déterminé de la charité, et en particulier de la loi des pauvres qui, au commencement du siècle, avait un budget de plus de 150 millions, Prenant comme point de départ le prétendu rapport qui doit exister entre la population et les subsistances, il considérait cette loi comme la cause principale du malaise général dont souffrait l’Angleterre, tandis que d’autres l’attribuaient à la secousse terrible que venait de ressentir toute l’Europe, aussi bien qu’au trouble apporté dans l’industrie par le développement du machinisme.
« C’est avec raison, disait-il, qu’on a représenté ce système comme plus nuisible et plus onéreux que la dette nationale elle-même. La rapidité avec laquelle la taxe des pauvres s’est accrue, dans le cours de ces dernières années, présente un nombre proportionnel de pauvres assistés si extraordinaire, qu’on a peine à se persuader qu’il puisse se rencontrer au milieu d’une nation florissante et bien gouvernée. »
Quoi qu’il en soit, la charité légale était un encouragement à la procréation, donné à une classe qui ne possédait pas de moyens de subsistances. Il demandait, en conséquence, que, s’il était impossible de supprimer l’assistance publique, on mit un terme à l’augmentation de la taxe des pauvres, et qu’avant tout on désavouât « publiquement le prétendu droit des pauvres à être entretenus aux frais de la société ». On n’avait pas le droit de prohiber le mariage, mais on devait refuser tout secours aux enfants nés de parents indigents.
« Si ce nouveau système était suivi avec constance, il ne serait point à craindre que le nombre des personnes dans le besoin s’accrût jamais au delà du terme auquel peuvent atteindre les secours de la bienfaisance privée. »
Tel est la deuxième aspect de la doctrine de Malthus, celui par lequel son influence s’est surtout exercée. La négation du droit à l’assistance est devenue une sorte d’article de foi pour un grand nombre d’économistes et de philosophes. C’est par là aussi que Malthus est resté profondément antipathique à ceux qui pensent que les fatalités de la vie sociale doivent être incessamment corrigées par les oeuvres de solidarité.
Réponse de Karl Marx à Malthus
Les thèses de Malthus provoquèrent l’indignation des diverses composantes du courant socialiste, d’Owen (1771-1838), de Proudhon (1802-1864) et surtout de Karl Marx (1818-1883).
Pour Marx, il n’existe pas de loi de population qui soit naturelle, c’est-à-dire atemporelle et universelle. En effet le niveau et le rythme de croissance de la population et de la production sont le fruit de rapports sociaux historiquement déterminés et donc évolutifs.
La soi-disant surpopulation ne peut être que le produit du système capitaliste c’est l’incapacité de ce dernier à répondre aux besoins qui la crée.
En outre, dans le mode de production capitaliste, la surpopulation présente l’avantage (pour les capitalistes) de peser sur le niveau des salaires par la création de « l’armée industrielle de réserve » des chômeurs, des femmes et des enfants en quête d’emploi.
La solution ne consiste donc pas à prôner pour les plus pauvres, déjà privés des joies de l’existence, l’abstinence sexuelle et à les dissuader de fonder une famille. Seul un changement de système, par la révolution, peut résoudre les difficultés nées de la croissance démographique.
La position marxiste explique que les pays socialistes, à leurs débuts, aient eu une position plutôt populationniste
Réponse du berger à la bergère
Revenons à Sevran,
Dans son livre le privilège des jonquilles Pascal Sevran évoque le Niger
Comparons le Niger et la France :
Le Niger est un pays d’une superficie de 1 267 000 km²
Sa population est de 11 058 590 hab.
Sa densité (c’est-à-dire la population rapportée à la superficie du pays) de 11 058 590/1 267 000= environ 8.78 habitants au kilomètre carré
La France métropolitaine est un pays d’une superficie de 550 000 km2
Sa population en 2005 était de : 59,9 millions d’abitants
Sa densité moyenne est de 108 habitant au kilomètre carré
Conclusion le Niger est plutôt un pays désertique comparé à la France.
Les malheurs du Niger ne sont pas imputables à la surpopulation, mais à la présence Française en Afrique.
Les raisons de la pauvreté du Niger
1) Il bénéficie de prêts importants de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), notamment au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance et de l’initiative en faveur des pays pauvres lourdement endettés
2) De vastes gisements d’uranium sont exploités dans le nord, à Arlit et à Akouta part les Français D’areva.
3) Des gauleiters nègres analphabètes et corrompus installés,armés , protégés,conseillés, et financès, par les droits de l’hommiste Français.
En 2005, le produit intérieur brut c’est-à-dire la richesse produite par le pays toute activités confondues était de 3,4 milliards de dollars, soit 244 dollars par habitant, dans le même temps le chiffre d’affaire d’Areva, la compagnie minière Française qui exploite le Minerai Nigérien d’Uranium était de 5,045 milliards d’euros, soit 7.56 milliards de dollars, soit un chiffre d’affaire d’Areva 2.22 fois plus important que le PIB du Niger grand comme 2 fois la France.
Mais plutôt que d’utiliser la richesse pétrolière de l’Arabie saoudite pour « sauver l’Afrique », pourquoi ne pas utiliser la richesse pétrolière de l’Afrique pour sauver l’Afrique ? Pourquoi ne pas utiliser ses ressources en gaz, en diamants, en or, en platine, en chrome, en ferroalliage et en charbon ?
C’est ce que réclamait le nigérian Ken Saro-Wiwa, assassiné il y a 10 ans par son propre gouvernement, avec huit autres de ses camarades ogonis. Leur crime fut d’oser insister pour dire que le Nigéria n’était pas pauvre, mais bien riche, et que c’étaient les décisions politiques prises dans l’intérêt des corporations multinationales occidentales qui gardaient le peuple dans une pauvreté désespérée. Saro-Wiwa a donné sa vie pour défendre l’idée que la vaste richesse pétrolière du delta du Niger avait bien plus à offrir que des rivières polluées, des terres agricoles carbonisées, de l’air rance et des écoles effondrées. Il ne demandait ni charité, ni pitié, ni aide. Seulement la justice.
Le Mouvement pour la survie du peuple ogoni, au Nigéria a récemment demandé à Shell de dédommager les populations dont les terrains avaient été pompés d’environ 30 milliards de dollars en pétrole depuis les années 1950. La société s’est tournée vers le gouvernement pour obtenir de l’aide, et les militaires nigérians ont retourné leurs armes vers les manifestants. Avant sa pendaison, commandée par l’État, Saro Wiwa a dit au tribunal : « Mes collègues et moi ne sommes pas les seuls à subir un procès. Shell est ici en procès... La société a en effet esquivé ce procès en particulier, mais son jour viendra sûrement. »
Dix ans plus tard, 70 % des Nigérians vivent toujours avec moins de 1 dollar par jour et Shell continue de réaliser des profits faramineux. La Guinée équatoriale, qui détient une importante entente avec Exxon Mobil, « a réussi à conserver un maigre 12 % des revenus pétroliers au cours de la première année du contrat », selon un reportage diffusée lors d’une émission de 60 Minutes sur les ondes de CBS. Une part si infime qu’elle aurait été considérée scandaleuse, même lors des pillages pétroliers coloniaux. Voilà ce qui maintient l’Afrique dans un état de pauvreté.
L’Afrique subsaharienne, l’endroit le plus pauvre de la planète, est aussi la destination la plus profitable pour les investisseurs. Elle offre, selon le rapport financier sur le développement global de la Banque mondiale en 2003, « les retours les plus élevés sur l’investissement étranger direct de toutes les régions du monde ». L’Afrique est pauvre parce que ses investisseurs et ses créanciers sont immensément riches.
Bilan
Monsieur Sevran vous vous êtes trompé, c’est la B... des Français des occidentaux et des juifs qui sont responsable de la famine en Afrique, il ne faut pas s’en étonner les mêmes causes produisant les mêmes effets.
On peut tout aussi dire qu’il est préférable d’être un Cochon de Pascal Sevran que d’être Pascal Sevran lui-même.
Fin de citation